Un internaute français sur quatre s’adonne à l’IPTV pirate

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source de l’image: commons.wikimedia.org
crédits d’image: YoavRabi
  • Hadopi rapporte que le problème des services IPTV pirates est que la France a connu une croissance exponentielle.
  • Les internautes français se tournent vers ces services car ils sont moins chers et proposent plus.
  • Alors que cette situation se solidifie, les radiodiffuseurs légaux sont exclus du marché.

Selon Hadopi, une agence gouvernementale française qui s’occupe de la distribution et de la protection de la propriété intellectuelle sur Internet, 24% des internautes français diffusent du contenu télévisé en direct via des services IPTV illégaux. Les fournisseurs de services IPTV pirates sont un problème majeur pour les diffuseurs, et les efforts pour les réprimer partout dans le monde s’intensifient. Europol mène des opérations internationales à grande échelle, arrêtant des opérateurs IPTV situés dans divers pays, tandis qu’aux États-Unis et au Canada, les poursuites ont pris une ampleur sans précédent.

La «loi Hadopi», qui est la loi française sur la création et l’internet, a été formulée en 2009, donc, comme prévu, elle se concentre sur BitTorrent et le piratage de réseau peer to peer. Cependant, les services IPTV ont beaucoup progressé depuis 2009 et proposent désormais des flux de contenu piratés en direct via des plates-formes Web et des applications dédiées. Les services IPTV pirates sont en hausse en France, comme partout dans le monde, et les statistiques du rapport Hadopi sont censées sonner que quelque chose doit être fait pour mettre fin à la «cannibalisation» telle qu’elle la caractérise . Voici les principales conclusions du rapport:

  • 24% des internautes français diffusent des contenus TV en direct via des services IPTV illégaux
  • 17% utilisent des sites de streaming pour le contenu IPTV piraté
  • 14% utilisent les réseaux sociaux pour localiser des sources de contenu IPTV illégales
  • 5% utilisent une box IPTV dédiée et une application de streaming
  • 61% utilisent les services IPTV illégaux plus de trois fois par semaine
  • 54% des utilisateurs piratés du service IPTV se sont déjà désabonnés d’une offre légale
  • 66% des abonnés pirates au service IPTV paient moins de 100 euros / an pour leur forfait
  • 9% n’ont rien à payer pour accéder aux services IPTV illégaux
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source de l’image: hadopi.fr
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source de l’image: hadopi.fr

À titre de comparaison, les services légaux de télédiffusion tels que Canal +, SFR Sport ou BEIN Sports peuvent vous faire perdre 750 euros par an, voire plus. Même alors, les chaînes disponibles seront beaucoup moins nombreuses que celles offertes par les services IPTV illégaux, il ne peut donc pas y avoir de concurrence. Les radiodiffuseurs légaux doivent payer une grande partie des droits de licence afin d’obtenir les droits sur les différentes chaînes qu’ils offrent, de sorte que ce coût est reporté sur les coûts d’abonnement des utilisateurs. Cela dit, les fournisseurs piratés d’IPTV exercent une pression financière considérable sur les diffuseurs légaux, créant un environnement de marché malsain de concurrence déloyale et de cannibalisme.

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